14 notions
Ce qu’on achète en bourse, où ça s’échange et comment on mesure ce que ça rapporte.
Mots associés : titre, part d’une entreprise
Une part de propriété d’une entreprise cotée en bourse : en l’achetant, tu deviens actionnaire et tu profites (ou souffres) de l’évolution de sa valeur.
Une entreprise divise son capital en millions de parts identiques, les actions. Quand elle est cotée en bourse, n’importe qui peut en acheter ou en vendre, à un prix qui change à chaque instant selon l’offre et la demande.
Détenir une action te donne droit à une fraction des bénéfices futurs de l’entreprise, parfois versée sous forme de dividende, et souvent à un droit de vote à l’assemblée des actionnaires. Si l’entreprise prospère, le prix de l’action tend à monter ; si elle va mal, il peut baisser fortement, jusqu’à zéro en cas de faillite.
On désigne une action par son symbole boursier : AAPL pour Apple à New York, RY pour la Banque Royale à Toronto (RY.TO sur Boursicotbot).
Exemple
Tu achètes 10 actions de Shopify à 150 $. Si le cours passe à 165 $, ta position vaut 1 650 $ au lieu de 1 500 $ : un gain de 150 $, soit 10 %, qui reste « sur papier » tant que tu ne vends pas.
Mots associés : marché boursier, marché des actions
Le marché organisé où se rencontrent acheteurs et vendeurs d’actions, de FNB et d’autres titres, à des prix fixés en continu par l’offre et la demande.
Une bourse est d’abord un lieu de rencontre : chaque ordre d’achat ou de vente arrive dans un carnet d’ordres, et une transaction a lieu quand un acheteur accepte le prix d’un vendeur. Le dernier prix échangé devient le cours affiché.
Les principales bourses d’Amérique du Nord sont la Bourse de Toronto (TSX), le NYSE et le NASDAQ à New York. Elles ouvrent en semaine de 9 h 30 à 16 h, heure de l’Est, et ferment les jours fériés.
Le mot désigne aussi l’ensemble du marché : « la bourse a monté aujourd’hui » veut dire que les grands indices, comme le S&P 500 ou le S&P/TSX composé, ont progressé.
Exemple
À 10 h 02, le dernier échange d’Apple s’est fait à 230,15 $ US : c’est le cours affiché. Si un acheteur accepte ensuite de payer 230,20 $, le cours passe à 230,20 $.
Mots associés : Toronto Stock Exchange, S&P/TSX, TSXV
La principale bourse du Canada, à Toronto, où sont cotées les grandes entreprises canadiennes comme la Banque Royale, Shopify ou Enbridge.
Le TSX (Toronto Stock Exchange), exploité par le Groupe TMX, est la plus grande bourse au Canada. Les banques, l’énergie et les mines y pèsent lourd. Sa petite sœur, la Bourse de croissance TSX (TSXV), accueille des entreprises plus jeunes et plus petites.
Son indice vedette, le S&P/TSX composé, regroupe plus de 200 des plus grandes sociétés cotées à Toronto. Les titres s’y négocient en dollars canadiens, de 9 h 30 à 16 h, heure de l’Est.
Sur Boursicotbot, cinq titres de Toronto sont offerts : Shopify, Banque Royale, Banque TD, Enbridge et Canadian Natural. Comme ils sont aussi cotés à New York, leur prix est calculé à partir de leur cours new-yorkais multiplié par le taux USD/CAD en direct, et leurs ordres s’exécutent pendant la séance régulière de New York, hors jours fériés de Toronto.
Exemple
Si Enbridge se négocie à 40 $ US à New York et que le dollar américain vaut 1,38 $ CA, son prix sur Boursicotbot est d’environ 40 × 1,38 = 55,20 $ CA.
Mots associés : Wall Street, bourses de New York
Les deux grandes bourses américaines, à New York : le NYSE, la plus grosse bourse du monde, et le NASDAQ, réputé pour ses entreprises technologiques.
Le NYSE (New York Stock Exchange), sur Wall Street, accueille beaucoup de grandes entreprises traditionnelles : banques, industrielles, santé. Le NASDAQ, entièrement électronique depuis sa création en 1971, est le marché de prédilection des géants technologiques comme Apple, Microsoft ou Nvidia.
Les deux ouvrent de 9 h 30 à 16 h, heure de l’Est, avec des séances prolongées avant et après. Les titres s’y négocient en dollars américains : pour acheter une action américaine, un investisseur canadien a besoin de dollars US.
Leurs indices les plus suivis sont le S&P 500 (500 grandes sociétés américaines), le Nasdaq-100 et le Dow Jones. Sur Boursicotbot, les actions et FNB américains sont cotés en temps réel.
Exemple
Une action d’Apple (AAPL, cotée au NASDAQ) à 230 $ US se paie 230 $ avec ton compte en dollars US, et non 230 $ CA.
Mots associés : ETF, exchange-traded fund, fonds indiciel coté
Un fonds qui détient tout un panier de titres (souvent un indice entier) et qui s’achète en bourse comme une seule action.
Un FNB, appelé ETF en anglais, permet d’acheter d’un coup des centaines d’entreprises. Le SPY, par exemple, reproduit le S&P 500 : une seule part te donne une petite exposition aux 500 plus grandes sociétés américaines.
Il existe des FNB pour presque tout : un indice large, un secteur (technologie, énergie, banques), les obligations, l’or. On les apprécie pour leur diversification instantanée et leurs frais de gestion généralement bas.
Le Boursicoteur 3000 se sert de FNB comme baromètres : SPY et QQQ pour lire le régime du marché, les FNB sectoriels (XLK, XLE, XLF…) pour voir quels secteurs mènent.
Exemple
Avec une seule part de SPY, tu détiens indirectement un petit morceau d’Apple, de Microsoft, d’Amazon et de près de 500 autres entreprises, plutôt qu’une seule action.
Mots associés : S&P 500, S&P/TSX composé, Dow Jones, Nasdaq-100
Un nombre qui résume l’évolution d’un groupe d’actions, comme le S&P 500 pour les grandes entreprises américaines ou le S&P/TSX composé pour le Canada.
Un indice suit la valeur d’un panier d’actions choisies selon des règles précises. La plupart sont pondérés par la capitalisation : une géante comme Apple fait davantage bouger le S&P 500 qu’une société dix fois plus petite.
On ne peut pas acheter un indice directement, mais un FNB qui le reproduit, oui. Les indices servent aussi de point de comparaison : battre le marché, c’est faire mieux que son indice de référence sur la même période.
Les plus cités : le S&P 500 et le Nasdaq-100 aux États-Unis, le Dow Jones (30 grandes sociétés, pondéré par le prix), le S&P/TSX composé au Canada.
Exemple
Si le S&P 500 a gagné 8 % sur un an et ton portefeuille 6 %, tu as fait moins bien que le marché, même si tu es en gain.
Mots associés : crypto, bitcoin, cryptoactif
Une monnaie numérique qui circule sur une chaîne de blocs (blockchain), sans banque centrale, comme le bitcoin ou l’ether ; elle s’échange 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Le bitcoin (BTC), lancé en 2009, est la première et la plus grosse cryptomonnaie. L’ether (ETH) alimente le réseau Ethereum. Des milliers d’autres existent, de tailles et de sérieux très variables.
Contrairement à une action, une cryptomonnaie ne représente pas une part d’entreprise et ne produit ni bénéfices ni dividendes : son prix dépend uniquement de l’offre, de la demande et de la confiance du marché. Elle est donc beaucoup plus volatile ; des variations de 5 % en une journée sont courantes.
Sur Boursicotbot, les cryptomonnaies sont cotées en dollars américains (BTC/USD, ETH/USD…), en temps réel, et s’échangent à toute heure, même la fin de semaine. Le Boursicoteur 3000 s’en tient aux grandes paires et tient une séance crypto le samedi et le dimanche.
Exemple
Tu achètes 0,01 BTC à 100 000 $ US : tu paies 1 000 $ US. Une hausse de 5 % du bitcoin pendant la nuit fait passer ta position à 1 050 $ US, même si la bourse est fermée.
Mots associés : capitalisation, market cap
La valeur totale d’une entreprise en bourse : le nombre de ses actions multiplié par le prix d’une action.
La capitalisation dit combien le marché estime une entreprise aujourd’hui. Elle monte et descend avec le cours : si le prix de l’action gagne 10 %, la capitalisation aussi.
On classe souvent les sociétés par taille : les grandes capitalisations (plus de 10 milliards de dollars), les moyennes (de 2 à 10 milliards) et les petites (moins de 2 milliards). Les petites sont en général plus volatiles et moins faciles à échanger.
Le prix d’une action, seul, ne dit rien de la taille d’une entreprise : une action à 500 $ n’est pas « plus chère » qu’une action à 50 $ si la seconde a vingt fois plus d’actions en circulation.
Exemple
1,4 milliard d’actions × 100 $ = 140 milliards de dollars de capitalisation.
Mots associés : rendement en dividende, date ex-dividende
La part des bénéfices qu’une entreprise verse en argent à ses actionnaires, souvent chaque trimestre.
Une entreprise rentable peut réinvestir ses profits ou en redistribuer une partie : c’est le dividende. Au Canada, les banques, les pipelines et les services publics sont connus pour en verser régulièrement.
On le compare au prix de l’action avec le rendement en dividende : dividende annuel ÷ cours. Un rendement très élevé n’est pas toujours une bonne nouvelle : il peut signaler que le cours s’est effondré et que le dividende risque d’être coupé.
Le jour où l’action se négocie « ex-dividende », son cours baisse généralement d’à peu près le montant du dividende : l’argent sort de l’entreprise pour aller aux actionnaires. Pour toucher le dividende, il faut détenir l’action avant cette date.
Sur Boursicotbot, comme chez un courtier, les dividendes sont versés à la date de paiement, dans la devise du titre, pour les actions détenues à la date ex-dividende. Ceux des sociétés américaines subissent une retenue d’impôt de 15 %, le taux de la convention fiscale Canada–États-Unis.
Exemple
Une action à 80 $ qui verse 1 $ par trimestre paie 4 $ par an : un rendement en dividende de 4 ÷ 80 = 5 %.
Mots associés : encaisse, cash, liquidité d’un titre
L’argent disponible dans ton compte, non investi, prêt à servir pour un achat ou une conversion.
Les liquidités sont la partie du portefeuille qui ne bouge pas avec le marché. Elles amortissent les baisses et permettent de saisir une occasion sans devoir vendre autre chose. Le Boursicoteur 3000 doit toujours garder au moins 10 % de son portefeuille en liquidités après un achat (règle R4).
Sur Boursicotbot, tu as deux soldes de liquidités : un en dollars canadiens (les 100 000 $ de départ) et un en dollars américains. Un ordre d’achat en attente met de côté l’argent nécessaire : cet argent n’est plus disponible pour un autre ordre tant que le premier n’est pas exécuté ou annulé.
Le mot désigne aussi la facilité à acheter ou vendre un titre sans faire bouger son prix : une action très échangée, comme Apple, est dite « liquide ».
Exemple
Avec 100 000 $ de liquidités et un ordre limite d’achat de 15 000 $ en attente, il te reste 85 000 $ disponibles pour d’autres ordres.
Mots associés : portefeuille boursier, position, gain non réalisé
L’ensemble de ce que tu détiens : tes positions (actions, FNB, cryptomonnaies) et tes liquidités, dans toutes les devises.
La valeur du portefeuille est la somme de tes positions au prix du marché et de tes liquidités. Elle change à chaque mouvement de cours, même si tu ne fais rien.
Une position, c’est la quantité détenue d’un titre, avec son prix moyen d’achat. La différence entre sa valeur actuelle et ce qu’elle t’a coûté est ton gain ou ta perte non réalisé ; il devient réalisé quand tu vends.
Sur Boursicotbot, chaque membre commence avec un portefeuille fictif de 100 000 $ CA, entièrement en liquidités canadiennes. Les positions et les liquidités en dollars US sont converties au taux du marché pour calculer la valeur totale en dollars canadiens.
Exemple
60 000 $ CA en actions, 2 000 $ US en crypto (à 1,38 $ CA le dollar US) et 37 000 $ CA de liquidités : ton portefeuille vaut 60 000 + 2 760 + 37 000 = 99 760 $ CA.
Mots associés : diversifier son portefeuille
Répartir son argent entre plusieurs titres, secteurs ou types d’actifs pour qu’un seul mauvais choix ne puisse pas faire trop de dégâts.
Personne ne sait quelle entreprise décevra le mois prochain. En étalant ton capital, une chute de 30 % sur un titre qui pèse 5 % du portefeuille ne te coûte que 1,5 % ; sur un titre qui en pèse 50 %, elle t’en coûte 15 %.
Diversifier, ce n’est pas seulement multiplier les titres : cinq banques canadiennes réagissent souvent de la même façon aux mêmes nouvelles. Mieux vaut varier les secteurs, les pays et les types d’actifs.
Le Boursicoteur 3000 est encadré par la règle R4 : au plus 20 % de son portefeuille dans un même titre, et au plus 8 positions à la fois.
Exemple
Un FNB du S&P 500 est diversifié d’office ; un portefeuille composé uniquement d’actions technologiques ne l’est pas vraiment, même avec 15 titres.
Mots associés : performance, return
Ce que ton argent a rapporté (ou perdu), exprimé en pourcentage de ce que tu as investi.
Le rendement se calcule ainsi : (valeur finale − valeur de départ) ÷ valeur de départ. Il permet de comparer des placements de tailles différentes : gagner 500 $ sur 1 000 $ (50 %) vaut mieux que 500 $ sur 100 000 $ (0,5 %).
Un rendement n’a de sens qu’avec sa durée (un jour, un mois, un an) et face au risque pris pour l’obtenir. Il se compare aussi à un indice de référence : faire 6 % quand le marché fait 15 %, c’est sous-performer.
Attention à l’asymétrie : après une perte de 20 %, il faut un gain de 25 % pour revenir au point de départ. Sur Boursicotbot, les classements comparent le rendement des joueurs et celui du Boursicoteur 3000, partis du même capital.
Exemple
Ton portefeuille passe de 100 000 $ à 104 500 $ en un mois : (104 500 − 100 000) ÷ 100 000 = +4,5 %.
Mots associés : titre volatil
L’ampleur avec laquelle un prix bouge, à la hausse comme à la baisse : plus un titre est volatil, plus ses variations sont grandes et rapides.
Une action de service public peut varier de moins de 1 % par jour ; une jeune société technologique ou une cryptomonnaie, de 5 % ou plus. La volatilité n’est ni bonne ni mauvaise : c’est la mesure de l’incertitude.
On la mesure souvent par l’écart type des rendements, ou plus simplement par l’ATR, l’amplitude moyenne d’une journée. Les bandes de Bollinger s’écartent quand elle augmente et se resserrent quand le titre se calme.
Elle sert surtout à dimensionner le risque : un titre plus volatil demande un stop plus éloigné, donc une position plus petite pour risquer le même montant. C’est exactement le calcul que fait le Boursicoteur 3000 avec son stop à 2 × ATR.
Exemple
Deux titres à 100 $ : l’un bouge en moyenne de 1 $ par jour, l’autre de 4 $. Avec un stop à 2 × ATR, le premier aura son stop à 98 $, le second à 92 $.
9 notions
Comment on dit au marché d’acheter ou de vendre : à quel prix, à quel moment, et comment se protéger.
Mots associés : market order, ordre au prix du marché
Un ordre d’acheter ou de vendre tout de suite, au meilleur prix disponible, sans fixer de prix.
C’est l’ordre le plus simple : tu choisis la quantité, le marché choisit le prix. Tu es sûr d’être exécuté (si le marché est ouvert), mais pas du prix exact.
Sur un titre très échangé, l’écart avec le dernier cours affiché est minime. Sur un titre peu liquide ou dans un marché agité, tu peux payer sensiblement plus que prévu : c’est le glissement.
Sur Boursicotbot, comme chez un courtier, un ordre au marché s’exécute au cours vendeur (achat) ou acheteur (vente) dès que le marché du titre est ouvert. Passé hors séance (le soir, la fin de semaine), il attend la prochaine séance régulière, sauf pour la crypto, qui s’échange à toute heure.
Exemple
Apple affiche 230,10 $ US. Tu passes un ordre au marché pour 10 actions : il s’exécute à 230,12 $, le prix du moment, pour 2 301,20 $ US.
Mots associés : ordre à cours limité, limit order
Un ordre qui fixe ton prix : un achat ne s’exécute qu’à ce prix ou moins, une vente qu’à ce prix ou plus.
Avec un ordre limite, tu contrôles le prix mais pas l’exécution : si le marché n’atteint jamais ta limite, l’ordre reste en attente et rien ne se passe. À l’inverse, un ordre au marché garantit l’exécution mais pas le prix.
On s’en sert pour acheter sur un repli (« je veux Shopify, mais pas au-dessus de 140 $ ») ou pour vendre à un objectif (« je vends si le titre touche 180 $ »). Il protège aussi contre un prix inattendu sur un titre peu liquide.
Sur Boursicotbot, un achat limite s’exécute dès que le prix est égal ou inférieur à ta limite, une vente limite dès qu’il est égal ou supérieur. Pendant qu’il attend, l’ordre d’achat met de côté l’argent nécessaire.
Exemple
Le titre vaut 52 $. Tu places un achat limite à 50 $. Deux jours plus tard, le cours descend à 49,80 $ : ton ordre s’exécute à 49,80 $, un prix égal ou meilleur que ta limite.
Mots associés : stop order, ordre stop au marché, ordre à seuil de déclenchement
Un ordre qui dort jusqu’à ce que le prix atteigne un seuil, le stop, puis s’exécute au prix du marché.
Un ordre stop de vente se déclenche quand le prix baisse jusqu’au stop ou en dessous : c’est l’outil classique pour limiter une perte. Un ordre stop d’achat se déclenche quand le prix monte jusqu’au stop ou au-dessus : il sert à acheter une cassure, quand le titre franchit une résistance.
Une fois déclenché, il devient un ordre au marché. Le prix obtenu peut donc être moins bon que le stop si le cours saute par-dessus, par exemple à l’ouverture après une mauvaise nouvelle : c’est le risque d’écart.
Ne le confonds pas avec l’ordre limite : un achat limite attend que le prix baisse, un achat stop attend qu’il monte. Sur Boursicotbot, un ordre stop se déclenche quand le dernier prix atteint ou franchit le seuil, puis s’exécute au cours acheteur ou vendeur du moment.
Son cousin, l’ordre stop limite, devient un ordre limite une fois déclenché : pas de mauvaise surprise sur le prix, mais pas de garantie d’exécution si le cours file au-delà de la limite.
Exemple
Tu détiens un titre acheté à 50 $ et places un stop de vente à 46 $. Un matin, le titre ouvre directement à 44 $ après des résultats décevants : le stop se déclenche et la vente se fait à 44 $, pas à 46 $.
Mots associés : stop loss, stop-loss, stop de vente
Un ordre stop de vente placé sous ton prix d’achat pour limiter automatiquement ta perte si le titre baisse.
Le stop de protection, c’est ta perte maximale décidée à l’avance, à froid, avant que les émotions s’en mêlent. Si le titre tombe jusque-là, tu sors, point. Sans lui, une petite perte peut devenir une grosse pendant que tu espères un rebond.
Où le placer ? Assez loin pour que les variations normales d’une journée ne le déclenchent pas, assez près pour que la perte reste acceptable. Deux repères courants : juste sous un support clair, ou à 2 × ATR sous l’entrée. La distance entre l’entrée et le stop fixe ton risque par action, donc ta taille de position.
Pour le Boursicoteur 3000, c’est obligatoire : chaque achat part avec son stop posé immédiatement (règle R2), et un stop peut monter mais jamais descendre (règle R11). Descendre son stop pour « laisser une chance » au titre est l’erreur classique qu’il s’interdit.
Exemple
Achat à 50 $, ATR de 2 $ : stop à 50 − 2 × 2 = 46 $. Avec 250 actions, la perte maximale prévue est de 4 $ × 250 = 1 000 $ (hors écart d’ouverture).
Mots associés : ordre stop suiveur, trailing stop, stop qui suit
Un stop que l’on remonte à mesure que le titre progresse, pour protéger une partie des gains sans couper la hausse.
Au départ, le stop protège ton capital. Quand le titre monte, le remonter permet de verrouiller une partie du gain : si la tendance se retourne, tu sors avec un profit plutôt qu’à ton stop d’origine.
On le remonte selon une règle simple : un pourcentage sous le plus haut, un multiple de l’ATR, le dernier creux significatif ou une moyenne mobile courte. Il ne redescend jamais, sinon ce n’est plus une protection.
Sur Boursicotbot, l’ordre stop suiveur le fait pour toi : tu fixes un écart en pourcentage, et le stop suit le plus haut atteint depuis que tu as placé l’ordre (le plus bas pour un achat), sans jamais reculer. Le Boursicoteur 3000, lui, déplace ses stops selon ses règles : à +1R, il remonte son stop au prix d’entrée ; après +2R, il le fait suivre la hausse à chaque séance.
Exemple
Achat à 50 $, stop initial à 46 $ (risque de 4 $, soit 1R). Le titre monte à 54 $ (+1R) : le stop passe à 50 $, le trade ne peut plus te coûter d’argent. À 58 $, tu le remontes sous le dernier creux, à 55 $.
Mots associés : spread, fourchette, bid-ask, cours acheteur, cours vendeur
La différence entre le meilleur prix offert par un acheteur (cours acheteur) et le meilleur prix demandé par un vendeur (cours vendeur), à un instant donné.
À tout moment, il y a un prix auquel quelqu’un est prêt à acheter (le bid) et un prix, un peu plus haut, auquel quelqu’un est prêt à vendre (le ask). Un achat au marché paie le cours vendeur ; une vente au marché reçoit le cours acheteur.
Sur une grande action comme Apple, l’écart est d’un cent ou deux. Sur une petite société peu échangée, il peut atteindre 1 % du prix ou plus : acheter puis revendre aussitôt fait alors perdre cet écart. C’est l’un des coûts cachés du trading fréquent.
Sur Boursicotbot, comme chez un courtier, un achat paie le cours vendeur et une vente reçoit le cours acheteur, un peu moins favorables encore pour un gros ordre par rapport au volume du titre. S’y ajoute l’écart de 1,5 % sur la conversion de devises.
Exemple
Cours acheteur 19,95 $, cours vendeur 20,05 $ : l’écart est de 0,10 $, soit 0,5 %. Acheter 1 000 actions au marché puis les revendre aussitôt coûte environ 100 $.
Mots associés : séance boursière, séance régulière, ouverture, clôture
La période où une bourse est ouverte : au Canada comme aux États-Unis, la séance régulière va de 9 h 30 à 16 h, heure de l’Est, du lundi au vendredi.
La séance régulière concentre l’essentiel des échanges. L’ouverture et la clôture sont souvent les moments les plus agités : les ordres de la nuit arrivent d’un coup le matin, et les grands fonds ajustent leurs positions en fin de journée.
Les bourses ferment la fin de semaine et les jours fériés, qui ne sont pas tous les mêmes au Canada et aux États-Unis : la fête du Canada ou l’Action de grâce canadienne ferment Toronto mais pas New York, et le Thanksgiving américain fait l’inverse. Les cryptomonnaies, elles, s’échangent sans arrêt.
Sur Boursicotbot, les actions américaines et les cinq titres de Toronto s’exécutent pendant la séance régulière de New York ; un ordre passé en dehors attend l’ouverture, sauf un ordre limite sur une action de New York placé pour les heures prolongées. Le Boursicoteur 3000 tient ses séances à 10 h, après les 30 premières minutes, et à 15 h 30.
Exemple
Tu passes un ordre au marché sur Apple un samedi : il reste en attente et s’exécute lundi, dès l’ouverture de 9 h 30, à un prix qui peut être loin de celui de vendredi.
Mots associés : pre-market, after-hours, séance prolongée
Les séances prolongées de New York, avant l’ouverture (dès 4 h) et après la clôture (jusqu’à 20 h, heure de l’Est), où l’on échange en plus faible volume.
Les entreprises publient souvent leurs résultats avant l’ouverture ou juste après la clôture. Les premières réactions se lisent donc en pré-marché et en après-bourse, quand peu d’acteurs sont présents.
Ces prix sont à prendre avec des pincettes : avec peu de volume, l’écart acheteur-vendeur s’élargit et un petit ordre peut faire bouger le cours. Un titre en hausse de 6 % en pré-marché peut ouvrir bien plus bas, ou bien plus haut.
Sur Boursicotbot, tu vois les prix du pré-marché et de l’après-bourse de New York. Seul un ordre limite placé pour les heures prolongées peut s’y exécuter ; les ordres au marché et les stops attendent la séance régulière, de 9 h 30 à 16 h.
Exemple
Une entreprise publie ses résultats à 7 h. À 8 h, son action se négocie à +8 % en pré-marché sur un volume minime : c’est un indice de la réaction, pas une garantie du prix d’ouverture.
Mots associés : gap, saut de cours
Un saut de prix entre la clôture d’une séance et l’ouverture de la suivante, sans échange entre les deux niveaux.
Si une nouvelle importante tombe pendant la nuit (résultats, acquisition, décision réglementaire), l’action peut ouvrir bien plus haut ou bien plus bas que sa clôture de la veille. Sur le graphique, cela laisse un « trou » entre deux bougies.
L’écart est le principal danger d’un ordre stop : le stop ne garantit pas le prix. Si le titre ouvre sous ton stop, la vente se fait au prix d’ouverture. C’est pourquoi le Boursicoteur 3000 n’achète aucune action dans les 3 séances qui précèdent ses résultats (règle R13).
Il évite aussi de courir après un écart haussier de plus de 5 % à l’ouverture, sauf quand il fait suite à des résultats solides (son setup « réaction aux résultats »).
Exemple
Clôture à 100 $, résultats décevants après la bourse, ouverture le lendemain à 88 $ : un écart baissier de 12 %. Un stop à 95 $ se déclenche… à 88 $.
17 notions
Lire le graphique d’un titre : sa tendance, son élan, sa volatilité, et les niveaux où le prix réagit.
Mots associés : analyse graphique, chartisme, indicateurs techniques
L’étude des prix et des volumes passés d’un titre, sur un graphique et avec des indicateurs, pour juger de sa tendance et du bon moment pour acheter ou vendre.
L’analyse technique part d’une idée simple : le prix reflète ce que les acheteurs et les vendeurs font réellement. Elle cherche des tendances, des niveaux où le prix réagit (supports, résistances), des signes d’accélération ou d’essoufflement.
Elle s’appuie sur des indicateurs calculés à partir des prix : moyennes mobiles, RSI, MACD, bandes de Bollinger, ATR, volume. Ce sont des repères qui résument le passé, pas des prédictions : ils ne lisent ni l’entreprise ni les nouvelles.
Sur la page de chaque titre, Boursicotbot affiche une lecture technique : cinq indicateurs votent (tendance, RSI, MACD, Bollinger, volume), de « vente forte » à « achat fort » ; l’ATR informe sans voter, et les figures de chandeliers des 5 dernières séances sont repérées.
Exemple
Prix au-dessus de ses moyennes 50 et 200 jours, MACD au-dessus de sa ligne de signal, hausse sur 1,8 fois le volume habituel, RSI à 58 et %B à 0,7 : trois votes d’achat, deux neutres. Score : (3 − 0) ÷ 5 = 0,6, soit « achat fort » (à partir de 0,5).
Mots associés : tendance haussière, tendance baissière, trend
La direction de fond d’un prix sur des semaines ou des mois : haussière (des sommets et des creux de plus en plus hauts), baissière, ou sans direction nette.
Au jour le jour, un prix zigzague. La tendance, c’est la direction qui reste quand on prend du recul. Une tendance haussière enchaîne des creux et des sommets de plus en plus hauts ; une tendance baissière, de plus en plus bas.
On la lit souvent avec les moyennes mobiles. Boursicotbot juge la tendance haussière quand le prix est au-dessus de sa MM50, elle-même au-dessus de la MM200 ; baissière quand le prix est sous sa MM50, elle-même sous la MM200 ; sinon, pas de tendance nette. L’ADX en mesure la force.
« La tendance est ton amie » : acheter dans le sens de la tendance de fond est en général moins risqué que de parier sur un retournement. Le premier setup du Boursicoteur 3000 est d’ailleurs le repli dans une tendance haussière.
Exemple
Prix 120 $, MM50 112 $, MM200 98 $ : tout est rangé vers le haut, la tendance est haussière. Le prix est 22 % au-dessus de sa MM200.
Mots associés : MM50, MM200, SMA, moyenne mobile simple, moyenne mobile 200 jours
La moyenne des prix de clôture des N dernières séances, recalculée chaque jour : elle lisse les variations pour montrer la direction du prix.
La MM50 est la moyenne des 50 dernières clôtures, environ deux mois et demi de bourse : elle montre la tendance des derniers mois. La MM200, la moyenne des 200 dernières, couvre à peu près une année : c’est la tendance de fond, la plus surveillée par les gestionnaires.
Un prix au-dessus de sa MM200 est considéré en tendance haussière de long terme ; en dessous, en tendance baissière. Les moyennes servent aussi de supports et de résistances mobiles : dans une hausse, le prix rebondit souvent sur sa MM20 ou sa MM50.
Leur limite : elles regardent en arrière. Elles confirment une tendance, elles l’annoncent rarement, et un retournement brusque mettra plusieurs semaines à s’y voir. Il existe aussi des moyennes exponentielles (MME), qui donnent plus de poids aux derniers jours, comme celles du MACD.
Exemple
Les 5 dernières clôtures sont 10, 11, 12, 11 et 13 $ : la moyenne mobile 5 jours vaut (10 + 11 + 12 + 11 + 13) ÷ 5 = 11,40 $. Demain, la plus ancienne sort du calcul et la nouvelle y entre.
Mots associés : golden cross, death cross, croisement des moyennes mobiles
La croix dorée survient quand la MM50 passe au-dessus de la MM200 (signe haussier) ; la croix de la mort, quand elle passe en dessous (signe baissier).
Quand la moyenne des derniers mois dépasse celle de l’année, c’est que les prix récents sont nettement plus hauts que ceux d’avant : la tendance de fond tourne à la hausse. L’inverse, la croix de la mort, signale qu’elle tourne à la baisse.
Ces signaux sont lents : ils arrivent souvent après une bonne partie du mouvement, et ils donnent de faux départs quand le marché fait du surplace. On s’en sert comme confirmation, rarement comme déclencheur.
Sur Boursicotbot, la lecture technique d’un titre signale une croix si elle date de moins de 30 séances.
Exemple
La MM50 d’un titre passe de 97 $ à 101 $ en trois semaines pendant que sa MM200 reste vers 99 $ : elle la croise par le haut, c’est une croix dorée.
Mots associés : Average Directional Index, indice directionnel moyen
Un indicateur de 0 à 100 qui mesure la force d’une tendance, sans dire si elle monte ou si elle baisse.
L’ADX, mis au point par J. Welles Wilder, répond à une seule question : le titre est-il en tendance ou fait-il du surplace ? Il se calcule habituellement sur 14 jours, à partir des mouvements directionnels (les plus hauts qui montent contre les plus bas qui descendent).
Sous 20, la tendance est faible ou absente : les croisements et les cassures y sont peu fiables. Au-dessus de 25, la tendance est marquée, à la hausse comme à la baisse. Un ADX qui monte dit que la tendance se renforce.
Le Boursicoteur 3000 l’utilise dans son setup « momentum » : il cherche des titres avec un ADX au-dessus de 25 et cinq séances de hausse avec volume.
Exemple
Un titre en baisse régulière depuis deux mois peut avoir un ADX de 35 : une tendance forte… mais baissière. L’ADX mesure l’intensité ; c’est la position du prix par rapport à ses moyennes qui donne la direction.
Mots associés : RSI 14, Relative Strength Index, survendu, suracheté
Un indicateur de 0 à 100 qui mesure la vitesse des hausses et des baisses récentes : sous 30, le titre est dit survendu ; au-dessus de 70, suracheté.
Le RSI, créé par J. Welles Wilder en 1978, compare la moyenne des hausses quotidiennes à celle des baisses, habituellement sur 14 jours. Que des hausses donnent 100, que des baisses donnent 0, autant des deux donnent 50.
Au-dessus de 50, les acheteurs mènent ; en dessous, les vendeurs. Sous 30, le titre a beaucoup baissé en peu de temps et un rebond est fréquent ; au-dessus de 70, il a beaucoup monté et un repli est fréquent. Ce sont les seuils de la lecture technique de Boursicotbot : RSI 14 sous 30, signal d’achat ; au-dessus de 70, signal de vente.
Sa limite : dans une tendance forte, le RSI peut rester suracheté ou survendu pendant des semaines. Seul, ce n’est pas une raison d’acheter ou de vendre. Le Boursicoteur 3000 l’utilise en contexte : un repli vers 40-50 dans une tendance haussière, ou un RSI sous 30 au-dessus de la MM200 accompagné d’une figure de retournement.
Exemple
Sur 14 jours, la hausse moyenne vaut 1,20 $ et la baisse moyenne 0,40 $ : un rapport de 3. RSI = 100 − 100 ÷ (1 + 3) = 75 : le titre est suracheté.
Mots associés : Moving Average Convergence Divergence, MACD 12 26 9, histogramme MACD
Un indicateur d’élan qui compare une moyenne mobile exponentielle rapide (12 jours) à une lente (26 jours), avec une ligne de signal sur 9 jours.
Le MACD est l’écart entre la moyenne exponentielle des 12 derniers jours et celle des 26 derniers. Quand il grandit, les prix récents s’éloignent vers le haut des plus anciens : l’élan haussier s’accélère. Sa ligne de signal est la moyenne de ce MACD sur 9 jours.
L’histogramme, c’est le MACD moins sa ligne de signal. Positif, l’élan haussier domine ; négatif, c’est l’élan baissier. Le moment le plus regardé est le croisement du MACD et de sa ligne de signal ; Boursicotbot le signale s’il date de moins de 5 séances.
Sa limite : quand le titre fait du surplace, le MACD croise sa ligne sans arrêt et donne de faux signaux. Il est plus utile dans un marché en tendance, ce que l’ADX permet de vérifier.
Exemple
Moyenne exponentielle 12 jours : 104,20 $ ; 26 jours : 102,70 $. MACD = 1,50. Si la ligne de signal vaut 1,10, l’histogramme est de +0,40 : élan haussier.
Mots associés : Bollinger, %B, squeeze, resserrement des bandes
Un couloir autour du prix formé d’une moyenne mobile de 20 jours et de deux bandes placées à deux écarts types au-dessus et en dessous.
Inventées par John Bollinger dans les années 1980, les bandes s’écartent quand le titre bouge beaucoup et se resserrent quand il est calme. Elles disent si le prix est haut ou bas par rapport à ses dernières semaines.
Le %B situe le prix dans le couloir : 0 sur la bande basse, 0,5 au milieu, 1 sur la bande haute (il peut sortir de cet intervalle). Sur Boursicotbot, un %B sous 0,05 donne un signal d’achat, au-dessus de 0,95 un signal de vente.
Quand l’écart entre les bandes est parmi les 10 % les plus étroits des 120 dernières séances, on parle de « squeeze » : un calme inhabituel, souvent suivi d’une forte variation, sans dire dans quel sens. Le Boursicoteur 3000 guette ces resserrements suivis d’une cassure avec volume. Attention : un titre en forte hausse peut longer la bande haute longtemps.
Exemple
Moyenne 20 jours : 50 $ ; écart type : 2 $. Bande haute à 54 $, bande basse à 46 $. Avec un prix de 53 $, %B = (53 − 46) ÷ (54 − 46) = 0,875.
Mots associés : volume d’échanges, volume relatif
Le nombre d’actions (ou d’unités) échangées pendant une période, le plus souvent une séance : il dit si un mouvement de prix a du poids.
Une hausse portée par beaucoup d’acheteurs compte davantage qu’une hausse dans un marché désert. Le volume confirme les cassures : un titre qui franchit une résistance avec deux fois son volume habituel a plus de chances de tenir.
Sur Boursicotbot, on compare le volume de la dernière séance à la moyenne des 20 séances précédentes. Au-delà de 1,5 fois cette moyenne, le mouvement du jour est jugé soutenu : signal d’achat si le titre a monté, de vente s’il a baissé. Une nouvelle ponctuelle peut toutefois gonfler le volume d’un jour sans lendemain.
Le volume moyen sert aussi à juger la liquidité. Le Boursicoteur 3000 n’achète que des actions et des FNB qui s’échangent à au moins 1 million d’unités par jour en moyenne, à un prix d’au moins 5 $ (règle R8).
Exemple
Volume moyen sur 20 séances : 2 millions d’actions. Aujourd’hui, le titre monte de 3 % avec 4,2 millions d’actions échangées : 2,1 fois la moyenne, une hausse soutenue.
Mots associés : Average True Range, ATR 14, stop à 2 × ATR
La mesure de combien un titre bouge d’habitude en une journée, calculée sur 14 jours ; elle sert surtout à placer un stop.
Pour chaque jour, on prend la plus grande de trois distances : haut − bas, haut − clôture de la veille, clôture de la veille − bas. Les deux dernières tiennent compte des sauts d’une nuit à l’autre. L’ATR est la moyenne de ces distances sur 14 jours, en dollars ou en pourcentage du prix.
L’ATR ne dit pas s’il faut acheter ou vendre : sur Boursicotbot, il informe mais ne vote pas dans la lecture technique. Son vrai usage, c’est le stop : trop près, le bruit d’une journée normale le déclenche ; à 2 × ATR sous le prix, il laisse respirer la position.
C’est le stop que suggère la page de chaque titre, et celui qu’utilise le Boursicoteur 3000 pour son stop initial (ou juste sous un support clair, si c’est plus serré et logique). Sa limite : avant des résultats, un titre peut bouger bien plus que son ATR.
Exemple
Un titre à 80 $ a un ATR 14 de 2,40 $ (3 % par jour). Stop suggéré : 80 − 2 × 2,40 = 75,20 $.
Mots associés : niveau de support, plancher
Un niveau de prix où un titre a souvent cessé de baisser et rebondi, parce que les acheteurs y reviennent.
Si un titre est remonté trois fois en touchant 45 $, beaucoup d’investisseurs retiennent ce niveau : ceux qui l’ont raté veulent acheter à ce prix, ceux qui y ont acheté le défendent. C’est un plancher… jusqu’à preuve du contraire.
Quand un support cède, surtout avec du volume, il devient souvent une résistance : les acheteurs piégés sont contents de revendre sans perte quand le cours y remonte. Un stop placé juste sous un support clair est un classique : si le niveau ne tient pas, l’idée était fausse.
Sur Boursicotbot, les supports et les résistances sont tirés des creux et des sommets des 120 dernières séances, regroupés lorsqu’ils sont à moins de 1,5 % les uns des autres.
Exemple
Creux à 45,10 $, 44,80 $ et 45,40 $ en six mois : un support vers 45 $. Un acheteur à 48 $ peut placer son stop à 44,50 $, juste en dessous.
Mots associés : niveau de résistance, plafond, cassure, breakout
Un niveau de prix où un titre a souvent plafonné, parce que les vendeurs y reviennent ; la franchir, c’est faire une « cassure ».
Une résistance est l’inverse d’un support : à ce prix, des investisseurs prennent leurs profits ou se débarrassent d’une position achetée plus haut. Le titre bute dessus, une fois, deux fois, trois fois.
Quand le prix finit par la franchir avec du volume, on parle de cassure (breakout) : l’offre des vendeurs est épuisée, et l’ancienne résistance sert souvent de support par la suite. Une cassure sans volume, en revanche, échoue souvent et le prix retombe sous le niveau.
Le deuxième setup du Boursicoteur 3000 repose là-dessus : des bandes de Bollinger resserrées, puis la cassure d’une résistance avec un volume d’au moins 1,5 fois la moyenne.
Exemple
Un titre plafonne trois fois vers 60 $ en quatre mois. Un jour, il clôture à 61,50 $ avec deux fois son volume habituel : c’est une cassure, et 60 $ devient le niveau à surveiller.
Mots associés : bougie, graphique en chandeliers, candlestick, figures de chandeliers
Une façon de dessiner chaque séance : un corps qui va du prix d’ouverture au prix de clôture, et des mèches qui montrent le plus haut et le plus bas.
Chaque bougie résume une période (une journée sur un graphique quotidien). Le corps est vert si le titre a clôturé plus haut qu’il n’a ouvert, rouge s’il a clôturé plus bas. Les mèches, au-dessus et en dessous, montrent jusqu’où le prix est allé.
La forme d’une bougie raconte la bataille du jour : un grand corps vert sans mèche, les acheteurs ont dominé du début à la fin ; une longue mèche haute, ils ont poussé mais les vendeurs les ont repoussés. Certaines formes, seules ou en suites de deux ou trois bougies, sont des figures connues : doji, marteau, avalement, étoile du matin.
Sur Boursicotbot, les figures des 5 dernières séances sont repérées et affichées sur le graphique : en vert si elles annoncent plutôt une hausse, en rouge plutôt une baisse, en noir pour une hésitation. Une figure est un indice, pas une preuve : elle vaut surtout près d’un support, d’une résistance ou avec du volume.
Exemple
Ouverture 50 $, plus haut 53 $, plus bas 49,50 $, clôture 52,50 $ : un corps vert de 50 à 52,50 $, une petite mèche haute jusqu’à 53 $ et une mèche basse jusqu’à 49,50 $.
Mots associés : bougie d’indécision
Une bougie dont l’ouverture et la clôture sont presque égales : acheteurs et vendeurs se sont neutralisés, signe d’hésitation.
Le doji ressemble à une croix : un corps minuscule, voire une simple ligne, avec des mèches de part et d’autre. Le titre a bougé pendant la séance, mais il a fini à peu près là où il avait commencé.
Seul, il ne dit pas grand-chose. Après une longue hausse ou une longue baisse, il signale que la force dominante s’essouffle : l’hésitation précède souvent un changement. On attend la séance suivante pour savoir dans quel sens.
Exemple
Après huit séances de hausse, un titre ouvre à 72,00 $, monte à 73,40 $, descend à 71,10 $ et clôture à 72,05 $ : un doji, qui invite à la prudence.
Mots associés : hammer, marteau inversé, pendu, shooting star
Le marteau est une bougie à petit corps et à longue mèche basse qui apparaît après une baisse : les vendeurs ont poussé, puis les acheteurs ont repris le dessus.
Le marteau se reconnaît à son petit corps, en haut de la bougie, et à sa mèche basse au moins deux fois plus longue que le corps. Après une baisse, il montre que les acheteurs ont racheté tout ce que les vendeurs ont lâché pendant la séance : signe de rebond possible.
Ses cousins : le marteau inversé (longue mèche haute après une baisse : les acheteurs testent la hausse, à confirmer), l’étoile filante (longue mèche haute après une hausse : la hausse a été rejetée) et le pendu (la forme du marteau, mais après une hausse : les vendeurs se réveillent).
Le contexte change tout : la même forme est encourageante au bas d’une baisse et inquiétante au sommet d’une hausse. Le Boursicoteur 3000 cherche ce genre de figure de retournement quand un titre est survendu (RSI sous 30) tout en restant au-dessus de sa MM200.
Exemple
Après une baisse de 15 %, une séance ouvre à 40 $, plonge à 37 $, puis clôture à 40,30 $, près de son plus haut : un marteau, surtout parlant s’il touche un support.
Mots associés : engulfing, bullish engulfing, bearish engulfing
Une figure de deux bougies où la seconde englobe entièrement le corps de la première, dans le sens contraire : un renversement du rapport de force.
Dans un avalement haussier, une bougie rouge est suivie d’une bougie verte dont le corps commence plus bas et finit plus haut : les acheteurs ont effacé toute la séance précédente, et plus encore. Après une baisse, c’est le signe qu’ils prennent le contrôle.
L’avalement baissier est son miroir : une bougie verte avalée par une grande rouge, signe que les vendeurs prennent le contrôle après une hausse. Plus la seconde bougie est grande et plus le volume est fort, plus la figure est crédible.
Exemple
Jour 1 : ouverture à 31 $, clôture à 30 $ (rouge). Jour 2 : ouverture à 29,80 $, clôture à 31,60 $ (vert). Le corps du jour 2 englobe celui du jour 1 : avalement haussier.
Mots associés : morning star, evening star, trois soldats blancs, trois corbeaux noirs
Des figures de trois bougies : baisse, petite bougie d’hésitation, puis forte hausse pour l’étoile du matin (un creux) ; l’inverse pour l’étoile du soir (un sommet).
L’étoile du matin raconte un retournement en trois temps : une grande bougie rouge (les vendeurs dominent), une petite bougie au corps étroit (personne ne l’emporte), puis une grande bougie verte qui remonte loin dans le corps de la première (les acheteurs reprennent la main). C’est une figure classique de creux.
L’étoile du soir est son miroir au sommet d’une hausse : grande verte, petite bougie d’hésitation, grande rouge. Dans la même famille, les trois soldats blancs (trois fortes hausses de suite, chacune clôturant plus haut) et les trois corbeaux noirs (trois fortes baisses de suite) signalent une tendance affirmée.
Exemple
Jour 1 : de 60 $ à 56 $. Jour 2 : de 55,60 $ à 55,80 $. Jour 3 : de 56,20 $ à 59,40 $. La troisième bougie remonte au-delà du milieu de la première (58 $) : étoile du matin.
7 notions
Lire l’entreprise derrière l’action : ses ventes, ses bénéfices, ses marges et ce qu’elle vaut.
Mots associés : fondamentaux, note fondamentale, CANSLIM
L’étude de la santé et de la valeur d’une entreprise à partir de ses résultats financiers : ventes, bénéfices, marges, dette, valorisation.
Là où l’analyse technique regarde le prix, l’analyse fondamentale regarde l’entreprise : vend-elle plus qu’avant ? Gagne-t-elle plus d’argent sur chaque dollar de ventes ? Est-elle trop endettée ? Son action est-elle chère par rapport à ses bénéfices ?
Les données viennent des rapports financiers que les sociétés cotées publient chaque trimestre ; aux États-Unis, ils sont déposés à la SEC (formulaires 10-Q et 10-K). On y suit l’évolution du chiffre d’affaires, du bénéfice par action et des marges sur plusieurs trimestres.
Le Boursicoteur 3000 combine les deux approches : « les résultats racontent l’entreprise, le graphique raconte les acheteurs ». Pour chaque action américaine, il lit une fiche de 8 trimestres et une note de A à E calculée sur six critères inspirés de la méthode CANSLIM : croissance du BPA d’au moins 25 % sur un an, du chiffre d’affaires d’au moins 15 %, accélération du BPA, marge opérationnelle en hausse, au moins 3 des 4 derniers résultats au-dessus des attentes, bénéfice net positif sur 12 mois.
Exemple
Une entreprise dont le BPA passe de 1,00 $ à 1,35 $ sur un an (+35 %), avec des ventes en hausse de 18 % et une marge opérationnelle qui s’améliore, coche déjà trois des six critères de la note.
Mots associés : revenus, ventes, revenue
Le total des ventes d’une entreprise sur une période, avant de soustraire ses coûts.
C’est la première ligne de l’état des résultats. Il dit combien les clients ont payé pour les produits et services de l’entreprise pendant le trimestre ou l’année.
On le suit surtout en croissance sur un an : on compare un trimestre au même trimestre de l’année précédente, pour éviter les effets de saison (un détaillant vend toujours plus en décembre). Une croissance des ventes qui accélère est un signe de vigueur ; une croissance qui ralentit, un signal à surveiller.
Un chiffre d’affaires en hausse ne suffit pas : encore faut-il qu’il se transforme en bénéfice. D’où l’importance des marges.
Exemple
Ventes du 3e trimestre : 5,2 milliards $, contre 4,4 milliards un an plus tôt. Croissance sur un an : (5,2 − 4,4) ÷ 4,4 = +18 %.
Mots associés : BPA, EPS, earnings per share
Le bénéfice net d’une entreprise divisé par son nombre d’actions : la part du profit qui revient à chaque action.
Le BPA ramène le profit à l’échelle d’une action, ce qui permet de suivre sa croissance même si le nombre d’actions change. C’est le chiffre que les marchés regardent en premier le jour des résultats, comparé à ce qu’attendaient les analystes.
Un BPA qui croît vite et régulièrement est la marque des entreprises recherchées par les investisseurs de croissance. Attention à la dilution : si l’entreprise émet beaucoup de nouvelles actions, le même profit est partagé entre plus de parts et le BPA baisse.
C’est le premier critère de la note fondamentale du Boursicoteur 3000 : une croissance du BPA d’au moins 25 % sur un an, idéalement en accélération d’un trimestre à l’autre.
Exemple
Bénéfice net de 900 millions $ et 600 millions d’actions : BPA = 900 ÷ 600 = 1,50 $ par action.
Mots associés : marge bénéficiaire, marge brute, marge opérationnelle, marge nette
La part de chaque dollar de ventes qui reste à l’entreprise après ses coûts, exprimée en pourcentage du chiffre d’affaires.
La marge brute ne retire que le coût direct des produits vendus. La marge opérationnelle retire aussi les frais d’exploitation (salaires, marketing, recherche). La marge nette, enfin, tient compte de tout, intérêts et impôts compris : c’est le bénéfice net divisé par les ventes.
Des marges qui montent disent qu’une entreprise a du pouvoir sur ses prix ou qu’elle gagne en efficacité. Des marges qui baissent alors que les ventes montent, c’est une croissance qui coûte cher : méfiance.
La note fondamentale du Boursicoteur 3000 accorde un point à une marge opérationnelle en hausse sur un an, et il traite une marge qui recule sur une position détenue comme un signal d’alerte.
Exemple
Ventes de 10 milliards $, coût des produits de 6 milliards, frais d’exploitation de 2 milliards, intérêts et impôts de 0,5 milliard : marge brute de 40 %, marge opérationnelle de 20 %, marge nette de 15 %.
Mots associés : C/B, P/E, PER, multiple des bénéfices, valorisation
Le prix de l’action divisé par le bénéfice par action des 12 derniers mois : combien le marché paie pour chaque dollar de profit.
Un C/B de 20 signifie que tu paies 20 $ pour 1 $ de bénéfice annuel. C’est la mesure de valorisation la plus courante : elle permet de comparer des entreprises de tailles différentes.
Un C/B élevé n’est pas forcément « cher » : le marché paie plus pour une entreprise dont les bénéfices croissent vite. Un C/B bas n’est pas forcément une aubaine : les bénéfices sont peut-être sur le point de chuter. On le compare surtout au secteur et à l’historique du titre, et il n’a pas de sens quand le bénéfice est négatif.
Le Boursicoteur 3000 lit le C/B et le ratio cours/ventes sur 12 mois glissants. Pour lui, une valorisation élevée n’est pas une raison de vendre une gagnante, mais un risque à nommer dans le cas baissier de sa thèse.
Exemple
Action à 90 $, BPA des 12 derniers mois de 3 $ : C/B = 90 ÷ 3 = 30. Si les bénéfices augmentent de 50 % et que le prix ne bouge pas, le C/B tombe à 20.
Mots associés : saison des résultats, publication des résultats, surprise, earnings
Le bilan financier qu’une société cotée publie tous les trois mois : ventes, bénéfices, marges, et souvent ses prévisions.
Quatre fois par an, chaque entreprise cotée dévoile ses chiffres, généralement avant l’ouverture ou après la clôture, puis les commente en conférence téléphonique avec les analystes. Les dates sont annoncées à l’avance.
Le marché réagit moins aux chiffres eux-mêmes qu’à leur écart avec les attentes des analystes : c’est la « surprise ». Un bénéfice en hausse de 20 % peut faire chuter l’action si on attendait 30 %. Des écarts d’ouverture de 10 % ou plus ne sont pas rares le lendemain.
C’est pourquoi le Boursicoteur 3000 n’ouvre aucune position sur une action dans les 3 séances qui précèdent ses résultats (R13), et doit décider par écrit, la veille, de garder, réduire ou vendre ce qu’il détient (R14) ; garder toute la position exige un coussin de gain d’au moins 1R.
Exemple
Les analystes attendent un BPA de 1,20 $. L’entreprise annonce 1,32 $ : une surprise positive de 10 %. La note fondamentale du Boursicoteur 3000 compte combien des 4 derniers résultats ont battu les attentes.
Mots associés : guidance, perspectives, révisions d’analystes
Les chiffres que la direction d’une entreprise annonce pour les trimestres à venir, souvent plus déterminants pour l’action que les résultats passés.
En même temps que ses résultats, une entreprise donne souvent une fourchette pour le prochain trimestre ou l’année : ventes, bénéfice par action, marges. La bourse regarde vers l’avant : relever ses prévisions fait souvent monter l’action, même après un trimestre moyen ; les abaisser peut la faire chuter malgré d’excellents chiffres.
Les analystes ajustent ensuite leurs propres estimations : ce sont les révisions. Une série de révisions à la hausse est un vent favorable pour le titre.
Ces informations ne figurent pas dans les tableaux de chiffres. Chez le Boursicoteur 3000, ce sont des assistants (des modèles Claude avec recherche web) qui vont chercher les prévisions, les faits saillants de la conférence téléphonique et les révisions d’analystes, sources citées.
Exemple
Une société bat les attentes du trimestre (BPA de 2,10 $ contre 2,00 $ attendus) mais prévoit des ventes annuelles inférieures au consensus : l’action perd 8 % le lendemain.
6 notions
Ce qui sépare un trader qui dure d’un trader qui saute : combien risquer, combien acheter, quand ralentir.
Mots associés : risque par transaction, règle du 1 %
Le montant que tu acceptes de perdre sur une transaction si ton stop est touché, souvent exprimé en pourcentage du portefeuille.
Le risque n’est pas le montant investi : c’est ce que tu perds si tu as tort. Il se calcule ainsi : (prix d’entrée − stop) × quantité. Une position de 20 000 $ avec un stop 5 % plus bas ne risque que 1 000 $.
Les traders professionnels plafonnent ce risque à une petite fraction du capital, souvent de 0,5 à 2 %. Avec 1 % par trade, même dix pertes de suite ne coûtent qu’environ 10 % du portefeuille : on reste dans la partie et on peut se refaire.
C’est la règle R1 du Boursicoteur 3000 : au plus 1 % du portefeuille par trade (écart entrée–stop × quantité, converti en dollars canadiens). Après une baisse de 8 % depuis son sommet ou trois pertes de suite, ce risque est réduit à 0,5 % (R9, R10).
Exemple
Portefeuille de 100 000 $, risque de 1 % : 1 000 $. Entrée à 40 $, stop à 37 $ : 3 $ de risque par action, donc au plus 1 000 ÷ 3 = 333 actions (13 320 $ investis).
Mots associés : 1R, multiple R, R-multiple, espérance
L’unité de mesure du risque d’un trade : 1R est ce que tu perds si ton stop est touché ; un gain de 2R vaut deux fois ce risque.
Popularisé par Van Tharp, le R exprime chaque résultat par rapport au risque pris au départ. Un trade qui gagne 600 $ alors qu’il risquait 300 $ fait +2R ; une sortie au stop fait −1R. On peut ainsi comparer des trades de tailles et de titres différents.
L’espérance d’une méthode se mesure en R : la moyenne des résultats de tous ses trades. Avec 40 % de gagnants à +2,5R et 60 % de perdants à −1R, l’espérance est de 0,4 × 2,5 − 0,6 × 1 = +0,4R par trade : la méthode gagne même en perdant plus souvent qu’elle ne gagne.
Le Boursicoteur 3000 pense en R : il remonte son stop au prix d’entrée à +1R, vend la moitié à +2R, sort après 10 séances si le titre n’a pas progressé d’au moins 0,5R, et publie le résultat de chaque trade en R.
Exemple
Entrée à 50 $, stop à 46 $ : 1R = 4 $ par action. Le titre monte à 58 $ : +8 $, soit +2R.
Mots associés : ratio risque/rendement, reward/risk, risk/reward
Le rapport entre le gain visé et la perte possible d’un trade : (objectif − entrée) ÷ (entrée − stop).
Avant d’acheter, on fixe trois prix : l’entrée, le stop et l’objectif. Le ratio compare la distance jusqu’à l’objectif et la distance jusqu’au stop. Un ratio de 2 veut dire que tu vises un gain deux fois plus grand que la perte acceptée.
Plus le ratio est élevé, moins il faut avoir raison souvent. Le taux de réussite minimum pour ne pas perdre d’argent est de 1 ÷ (1 + ratio) : 50 % avec un ratio de 1, 33 % avec un ratio de 2, 25 % avec un ratio de 3 (avant frais).
Le Boursicoteur 3000 refuse tout achat dont le ratio visé est inférieur à 2 (règle R3). Un objectif réaliste, appuyé sur une résistance ou un sommet précédent, compte autant que le chiffre : un ratio de 5 sur un objectif imaginaire ne vaut rien.
Exemple
Entrée à 40 $, stop à 37 $, objectif à 46 $ : (46 − 40) ÷ (40 − 37) = 6 ÷ 3 = 2. Le trade passe la règle R3, de justesse.
Mots associés : dimensionnement de position, position sizing, combien d’actions acheter
Le nombre d’actions à acheter, calculé pour que la perte au stop corresponde au risque que tu t’es fixé : risque permis ÷ (entrée − stop).
Plutôt que d’acheter « pour 5 000 $ » au hasard, on part du risque : si tu acceptes de perdre 1 000 $ et que ton stop est à 2 $ de l’entrée, tu achètes 500 actions ; s’il est à 5 $, seulement 200. Un titre plus volatil, avec un stop plus éloigné, donne donc une position plus petite.
Il faut ensuite vérifier les autres limites : le poids du titre dans le portefeuille, l’argent disponible, l’exposition totale. La plus contraignante l’emporte.
Chez le Boursicoteur 3000, c’est un outil du code qui calcule la plus grande quantité permise par toutes les règles : le risque (R1), un poids d’au plus 20 % par titre et 10 % de liquidités minimum (R4), l’exposition maximale selon le régime du marché (R5). Il indique aussi quelle limite a tranché.
Exemple
Portefeuille de 100 000 $, risque de 1 % (1 000 $), entrée à 25 $, stop à 24 $ : 1 000 actions selon le risque, soit 25 000 $. Mais le poids maximal de 20 % limite la position à 20 000 $, donc à 800 actions.
Mots associés : perte maximale, baisse maximale, max drawdown, repli depuis le sommet
La baisse d’un portefeuille depuis son plus haut niveau, en pourcentage ; le drawdown maximal est la pire de ces baisses sur une période.
Si ton portefeuille a culminé à 120 000 $ et vaut maintenant 102 000 $, ton drawdown est de 15 %, même si tu restes en gain par rapport à tes 100 000 $ de départ. C’est la mesure de la douleur : la pire glissade qu’une méthode t’a fait vivre.
Les pertes se rattrapent mal : après −10 %, il faut +11 % pour revenir au sommet ; après −25 %, +33 % ; après −50 %, +100 %. D’où l’intérêt de couper les pertes tôt et de réduire la voilure quand ça va mal.
Le Boursicoteur 3000 a un disjoncteur (R9) : à 8 % sous son sommet, son risque par trade passe de 1 % à 0,5 % ; à 15 %, il n’a plus le droit d’acheter tant que la baisse atteint ce seuil. Il ne peut alors que gérer ses positions.
Exemple
102 000 ÷ 120 000 = 0,85 : un drawdown de 15 %. Pour revenir à 120 000 $, il faut gagner 18 000 $, soit +17,6 %.
Mots associés : exposition au marché, taux d’investissement, régime du marché
La part de ton portefeuille investie dans le marché, le reste étant en liquidités : plus elle est élevée, plus tu suis les hausses… et les baisses.
Avec 70 000 $ en positions sur un portefeuille de 100 000 $, ton exposition est de 70 %. Si le marché baisse de 10 % et que tes titres suivent, tu perds environ 7 %, pas 10 %.
Ajuster son exposition selon le contexte est une forme simple de gestion du risque : on s’investit davantage quand le vent est favorable, on garde plus de liquidités quand le marché se dégrade.
Le Boursicoteur 3000 y est obligé (R5). Le code classe le marché à chaque séance d’après le SPY et le QQQ : régime offensif (exposition jusqu’à 100 %), neutre (60 %) ou défensif (30 %), ce dernier quand le SPY passe sous sa MM200.
Exemple
Régime neutre, portefeuille de 100 000 $, 55 000 $ déjà investis : il ne peut ajouter que 5 000 $ de positions avant d’atteindre le plafond de 60 %.
4 notions
Quelques jours, quelques minutes ou quelques décennies : trois façons d’aborder la bourse, et une façon de s’y exercer.
Mots associés : trading swing, trading de moyen terme
Un style de trading qui vise à capter un mouvement de prix de quelques jours à quelques semaines, entre deux « balancements » du marché.
Le swing trader n’est ni un investisseur qui garde ses titres des années, ni un day trader qui ferme tout le soir. Il achète quand une tendance semble repartir (un repli qui se termine, une cassure) et revend quand le mouvement s’essouffle ou que son objectif est atteint, en général après quelques jours ou quelques semaines.
Il s’appuie surtout sur l’analyse technique pour le moment d’entrée, souvent complétée par l’analyse fondamentale pour choisir les titres. Chaque trade a un plan écrit : entrée, stop, objectif, et une raison de sortir si la thèse ne se confirme pas.
C’est le style du Boursicoteur 3000 : deux séances par jour de bourse, cinq setups permis (repli dans une tendance haussière, cassure après contraction, momentum, excès de baisse, réaction aux résultats) et des sorties planifiées en R. Il convient bien à un simulateur : on a le temps de réfléchir entre deux décisions.
Exemple
Un titre en tendance haussière recule vers sa MM50 avec un RSI à 45. Tu achètes à 98 $, stop à 93 $, objectif à 108 $ (ratio de 2). Trois semaines plus tard, l’objectif est atteint : +2R.
Mots associés : trading intrajournalier, trading de jour, scalping
Un style de trading où toutes les positions sont ouvertes et fermées dans la même journée, pour profiter de petits mouvements de prix.
Le day trader ne garde rien pendant la nuit : il évite ainsi les écarts d’ouverture, mais il doit trouver des mouvements suffisants en quelques minutes ou quelques heures. Il suit des graphiques de 1 ou 5 minutes, le volume et l’écart acheteur-vendeur.
C’est le style le plus exigeant : il demande du temps devant l’écran et une exécution rapide, et les frais (commissions, écarts) s’accumulent vite avec des dizaines de transactions. Les études sur le sujet, au Brésil comme à Taïwan, montrent qu’une grande majorité des day traders particuliers perdent de l’argent sur la durée.
Sur Boursicotbot, les actions américaines et la crypto sont en temps réel : tu peux t’y exercer sans rien risquer. Le Boursicoteur 3000, lui, ne fait pas de day trading : deux séances par jour, et des positions gardées plusieurs jours.
Exemple
Un day trader achète 500 actions à 20,00 $ à 10 h 15 et les revend à 20,12 $ à 11 h 40 : 60 $ de gain brut, avant frais, sur 10 000 $ engagés.
Mots associés : acheter et conserver, buy and hold, investissement passif
Acheter des actions ou des FNB pour les garder des années, en misant sur la croissance des entreprises et de l’économie plutôt que sur les mouvements de court terme.
L’investisseur à long terme ne cherche pas le bon moment pour entrer et sortir : il achète régulièrement, souvent des FNB indiciels diversifiés, et laisse le temps travailler grâce aux intérêts composés et aux dividendes réinvestis.
Historiquement, les grands indices boursiers ont progressé sur les longues périodes, malgré des krachs parfois sévères : environ −57 % pour le S&P 500 entre 2007 et 2009, −34 % en quelques semaines en 2020. Le principal danger est de vendre au mauvais moment, sous le coup de la peur.
Pour l’épargne réelle (dans un CELI ou un REER, par exemple), c’est l’approche la plus répandue chez les particuliers. Un jeu de bourse sur quelques semaines ne la remplace pas : il sert à comprendre les mécanismes sans risquer cet argent.
Exemple
10 000 $ qui rapportent 7 % par an, dividendes réinvestis, deviennent environ 19 700 $ après 10 ans et 38 700 $ après 20 ans : c’est l’effet des intérêts composés (rendement illustratif, jamais garanti).
Mots associés : simulateur boursier, bourse virtuelle, jeu de bourse, portefeuille fictif, trading simulé
S’exercer à investir avec de l’argent fictif, aux prix réels du marché, pour apprendre sans rien risquer.
Le terme vient de l’époque où l’on notait ses transactions imaginaires sur papier. Aujourd’hui, un simulateur boursier exécute tes ordres fictifs aux vrais prix : tu vois l’effet de tes décisions, de tes stops et de tes erreurs, sans perdre un sou.
C’est le meilleur moyen de comprendre la mécanique des ordres, de tester une méthode et de découvrir ta propre réaction aux pertes. Sa limite : sans argent réel, la peur et l’avidité pèsent moins lourd, et l’on prend parfois des risques qu’on ne prendrait jamais pour vrai. Traite ton portefeuille virtuel comme s’il était réel.
Boursicotbot est un simulateur boursier gratuit : 100 000 $ CA fictifs, actions américaines et cryptomonnaies en temps réel, titres de Toronto, comptes en dollars canadiens et américains, ordres au marché, limite, stop, stop limite et stop suiveur, dividendes versés. Avec un adversaire : le Boursicoteur 3000, une IA qui trade selon des règles publiques et explique chacune de ses décisions.
Exemple
Tu crées ton compte, tu convertis 20 000 $ CA en dollars US et tu achètes un FNB du S&P 500 avec un stop de protection. Une semaine plus tard, tu compares ton rendement à celui de l’IA au classement.